eglogues et autres poèmes engagés à dire par Manuel Fadat

 1.

 

Églogues et autres poèmes engagés à dire


 

 


 

Visages de ourkousk et de stipellès dans leur voyage en leurs frontières


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il avait mis ses mules en pleine lumière et il me lut à voix haute sont nouveau chapitre, la mulière et le brûlot, dans laquelle il faisait se rencontrer deux mulets, l’un sec, l’autre mouillé, un mulot lumineux, sous un môle recouvert de grappes de moules massées à marée basse sous un vent mollissant 5 à 7.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la disparition de l’aube.


 


Sacs de nœud en ce plexus embaumé d’une concrétion sauvage, l’humanité y gît et s’y débat,
Mais n’y discute pas. Comme le sanglier nous n’irons plus par quatre chemins.
Rien ne s’arrête autour, rien n’y semble, tout brûle, fumées. La terre est un jambon fumé qui aurait un Goût de tabac froid et mon cœur de café est déchiré de le sentir - loin de moi la raison.
Les corps s’entrechoquent dans une course en avant, maladroits, muscles sur articulations défaillantes,
Tirant ça et là tirelires virtuelles, sans profondeur à peine une pointe d’exotisme, faisant poindre
A bout de bras un semblant d’intimité. Filent dans tout les sens happé par leur propre compétition, nul Parfum mellifère ne saurait saisir leur odorat et les effets corrélatifs, lesquels deviennent politiques, car Tout ce qui meurt et se raréfie au profit de l’empire fabrique la cause de son arrêt de mort ; l’étape Anxiogène évacuée on retourne sereinement au turbin, la sérénité ont dit untel et untel, n’est elle pas Clef de notre réussite affective ? Imbéciles, la sérénité n’est pas l’absence, l’oubli, la fuite, Consommation ; ni mot, ni sonorité confortable, et si catharsis fait elle, on ne peut qu’être contre,
Qu’être contre ; la fin des grands modèles, des grands récits, des grands idéaux disait-on ? Ici bas, où L’on promène joliment d’ennui, presqu’érotiquement, faisant roder l’espoir en laisse, le grand idéal est Promu, le grand message se dit, le grand récit se raconte, mais pas comme histoire, ni conte, ni rêve, Comme le cauchemar dont les attraits sont en trains de se normaliser. N’en avons pas fini avec ce Grand loup inconscient et stupide dont nous avons plus besoin. Et le train de marchandise fracasse le Calme relatif de la nuit du chien, du chat, des peurs anciennes, du cri de l’enfant, d’une nuit qui aurait Dû apaiser, on fait un carnage stratifié d’ondes et de bruits metalliques. L’aube bientôt sera Ensanglantée, non plus du sang du soleil, qui se donne et se répand et nourrit le cœur et la vie, mais du Sang de la nuit lacérée par le son le fracas du train du marché qui découpe comme un couteau mal Taillé le muscle de la vie, le muscle reposant, le muscle régénérant et qui attendait paisiblement la Mort. La condition est exemplaire et dit tout de l’emprise de certains sur d’autres.
La ville est une drogue parfois pure et roborative, parfois sans attraits et oxydante. Elle n’est plus le Lieu de la civilité mais celui de l’instrumentalisation et de la déréliction, si on ne se trompe pas, et Paradoxalement du vivant. Si ce monde est la transcription de l’affect qui perdure au-delà du moment où il a été créé, alors c’est un grand artiste triste !

 

 Hors Contexte :


 

 

 

 

            « « Mais où une telle passivité mène-t-elle dans des circonstances moins banales ? « prenons, lui dis je, un exemple galvaudé : si vous aviez été armé et seul dans une pièce avec Hitler à Berchtesgaden en 1937...
- Je lui aurais certainement tiré dessus. S’il n’y avait pas d’autre solution. Parce que cela aurait évité des souffrances plus grandes. Un jour on a demandé au dalaï-lama ce qu’il ferait si quelqu’un entrait dans la pièce avec l’intention de tuer tout le monde. Il a répondu :
‘ Je commencerais par lui tirer dans les jambes, puis j’irais vers lui pour lui caresser la tête et m’occuper de lui.’ » »  


 

MEUM.

 

Poème (on peut encore) réaliste.


 

Il n’existe pas cent cinquante manières de procéder à un acte libre de toute totalisation. J’ai bien la ferme intention tout à la fois de donner des conseils tout en disant qu’ils sont des exemples non intentionnels.
C’est peut être le plus dur
héritage du 20 e siècle, soit le chemin qui conduit de l’intention à l’intentionnalité, de l’intentionnalité au système de pensée, au dogme, du dogme à l’identité, de l’identité au totalitarisme, du totalitarisme à la terreur. Toute création dite nationale - dans le sens ou elle représenterait une certaine identité - est douteuse. Il est évident qu’en France, désormais, il faut refuser tout sentiment d’appartenance nationale, et si nous ne pouvons pas faire autrement que vivre ici pour l’instant, pour des tas de raisons valables - les nations ou les fédérations voisines sont tout aussi identitaires, identitaristes - il ne faut pas se satisfaire des propositions et des impositions du gouvernement, qu’une majorité toute relative à élu.

Il ne faut pas entrer dans le faisceau puissant de la réification.

Il est difficile, cependant, d’être complètement joyeux et créatif et révolutionnaire tant les conditions à remplir pour vivre en société à égalité relative avec les autres acteurs sociaux sont nombreuses et parfois encombrantes. C’est sûrement conditionnel, « contexturel ». Bon, avouons en revanche que c’est pas mal d’avoir enfin un ennemi repérable, même s’il ne l’est pas clairement, non ?


 

Enfin, je vous le confie,
Mon zizi devient tout petit,
Plus petit que trempé dans l’eau froidie,
A l’idée que toutes leurs « fantaisies»,
D’aucuns avaient déjà repéré la schizophrénie,
Qui ont été « choisies »,
Entrent dans les mœurs, les habitudes, les envies ...


À
l’attaque !!!



[1] Robert Chalmers, « En compagnie l’homme le plus béat du monde », entretien avec Matthieu Ricard, Courrier international n°874-875-876, 2 - 22 août 2007, p.10.

 

 Poièteries - pour leur faire plaisir - PVV, 2 fois, en 148,5 sur 21 ; X 4 pour M et A,
AA et C.  Un J Je Me S ?


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

En rêve.


 

 

 

 

Qu’est-ce que la justice, qu’est-ce que l’éthique, qu’est-ce que l’équité, qu’est-ce que le bonheur, qu’est-ce que l’univers, qu’est-ce que l’homme ? Voilà mes grandes questions, je vous les ai confiées, je suis votre intime, je ne vous trahirais pas. C’est en père patriote que je vous dirige, que je vous anime, que je ferai de votre émergence mon œuvre. Est il regrettable de vouloir s’inscrire dans l’histoire si les circonstances qui vous y mènent sont nobles ? Il faut avoir un cœur de roi pour voir dans ces concitoyens le ferment d’une nation idéale, l’avènement d’un peuple. Je ne tiens pas un double langage mais un seul, celui de l’idéal, celui de la démocratie. Oui, j’ai confiance en la démocratie comme terreau de notre devenir. Le peuple est souverain et j’en suis le guide. Vous savez combien j’ai mis de foi et de passion, d’engagement dans ma campagne. D’aucuns auront cru que tout cela était un jeu de pouvoir. Mais toute ma carrière a été construite pour vous servir. Tout ce que fais, je le fais pour vous, vous tous qui ne faites qu’un avec moi. Maintenant que m’ont été confiées les rennes d’une nation, d’un état, contenant l’âme d’un peuple, je le conduirai, je le représenterai, je le protégerai, j‘en fais le serment, puisque vous m’avez choisi.


C’est un sacerdoce.

Un sacrifice.

Avoir souffert est une promesse de partage.

La politique est une chose complexe, il est bon de me la confier.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maintenant que j’ai peur de vieillir, que vois ma vie mourir en chaque instant, je peux, en toute tranquillité, souffrir le monde. Systématiquement, Intentionnellement, absolument, donnant ma parole comme vérité, dans toute son importance, m‘échappant de la fiction ou la reléguant à l’art, ce futile amusement. Tout doit être dit avec pompe, d’un ton sacré, avec conviction, coffre, véhémence. Faisant partie du cours, je suis désormais incarné par le grand souffle qui me traverse.

N.S.


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout est à tel point mélangé………………………………..

 

 

 

 

Manuel Fadat


 

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