Repas Littéraire

 

Présentation des repas littéraires

 

C’est l’histoire d’un mec, enfin de plusieurs, mais y avait des filles aussi, qui s’étaient rencontrés sur les bancs des diverses instances de l’éducation nationale, sur les sièges – escars providers – de la fac notamment, et que les festivités avaient rapproché, un verre à la main, une idée incongrue dans l’autre.

 

« T’as lu Zola toi ? » « Euh au lycée et toi ? » « Pourquoi ? C’est bien ? » « Bah moi je dois déjà me frapper la démo du théorème de Fermat » « Moi, je commence les auteurs par ordre alphabétique, et Zola c’est pas vraiment au début » « Moi, je lis beaucoup moins depuis que je bosse, il faudrait que je m’y remette » « T’as des trucs à me conseiller ? » « Moi, je ne bosse pas, mais je ne lis que des essais » « Outche » « y a quand même des livres que tout le monde devrait avoir lus »

 

Et c’est là que les comparses décidèrent de s’atteler à la lecture des livres (selon eux) incontournables. Et ainsi, chacun son tour, de proposer LE livre qui trône dans sa bibliothèque, celui qui ne quitte jamais sa table de chevet, et ceux qui les ont marqués pour quelque obscure raison que ce soit, sans révéler, a posteriori, la valeur que l’ouvrage a à leurs yeux inexperts mais avides. Et le chacun fixe une date, invite ses acolytes autour d’un repas en adéquation avec la lecture proposée et discute, débat, boit, s’engueule, reboit, rit et l’un défendant le livre qu’il a proposé et l’autre s’offusquant qu’on le lui ait proposé et parfois, tous s’accordant pour crier au génie.





 

C’était à Moscou, au déclin d’une journée printanière (c’est le printemps !) particulièrement chaude. Le printemps ça fleurit. Les citoyens firent leur apparition sur la promenade.


1er début : « Jésus est-il plus diabolique que Ponce Pilate ? »

 

Fabrice : le fantastique comme seul genre permettant une critique libérée du système soviétique.

 

Dualité homme (1ère partie), femme (2ème partie).

 

Pause politico-sociale hors contexte – Je ne sais quelle heure il est … On referait bien le monde comme quand on était ados et parallèlement, la discussion vire vieux soixantutards sur le retour… ah  là là … ;)

 

On attend tous les crevettes sautées à la vodka de Stéf.


22h35

 

Bon ben là on a tous bu. C’est cool !

Sophie est voltairienne (pour le progrès) et Fabrice est Rousseauiste.

ð Sale réflexion de prof de français      Stéph

Putain, Manu il se la pète !

 

Sophie : « Oh ben dis donc ! Ca promet ! »


Je soupçonne Fabrice d’avoir, en plus de ses origines polonaises (faut dire qu’il prétend être l’universalité) d’être italien (il parle hachement avec les mains).

 

22h36

Joe Dassin. Ouais !

J’ai peur l’alcool aidant… Les week-ends s’enchaînent et perdent en légèreté…


Boulgakov se dissimule derrière le maître qui est le véritable narrateur des histoires de Jésus et Ponce Pilate.

A savoir que si Ponce Pilate est – peut-être – présenté comme acquis aux idées de Jésus et qu’il est contraint – par les juifs – de le condamner quand même. Ca n’est que l’avis du maître (et non pas de Boulgakov).

D’ailleurs, c’est le maître qui finit par acquitter le procurateur de sa repentance « éternelle ».

Boulgakov ne donne pas son avis, il se cache derrière celui du maître.



Menu du Maître et Marguerite
 

Entrée : Yeshua – généreuse et malicieuse (terrine froide épinard-saumon, crème fraîche, caviar d’aubergine et toasts oeufs de lompes)

 

Plat : Diable et Maître (crevettes sauce fenouil et vodka, brick à la purée de pommes de terre, coriandre)

 

Dessert : Marguerite la douceur (crêpe à la levure et son beurre à l’orange)

 


Le ¼ d’heure du psy : Fabrizio Levandovsky

 

Test psycho :

 

Steph : La possibilité de se libérer par la fantaisie. C’est drôle. La libération par l’imagination, le spectacle mais (c’est parce que)




d’un ordre établi. J’en sais rien.

« Fabrice JE T’EMMERDE…. Je n’ai rien à dire. J’ai hâte. !

 

Nico : « On ne sait pas où ça va au départ. Ca accroche… C’est une critique de l’ordre établi. Avoir une liberté d’expression par rapport à une norme établie. Liberté établie par rapport au vocabulaire établi.



Une ouverture sur l’imaginaire. L’alternative de l’histoire (du droit) du point de vue fictionnel ð le refus d’une forme d’objectivité, la retenue du sens est un problème ?


Olivier : L’honnêteté de Boulgakov sur … créatif. C’est une faillite mais bon l’effort est véritable. On sent qu’il y a une déception. A la fin, Boulgakov est plus porté par la différence de morale entre Jesus et le Diable. Boulgakov termine au purgatoire ? Notion d’honnêteté qui n’atteint pas son objectif.

 

 

 

Manu : le diable n’est pas si mauvais. Le bien et le mal, ce n’est pas le problème mais c’est quand même là. Parce que Woland a plus d’humanité que les humains eux-mêmes…. De manichéisme. Woland ne doit pas être rejeté tout comme Yeshua. Le diable est réhabilité. La négation du diable et de Yeshua conduit à trop d’abus. La question reste en suspens.

 

 

 

Fabrice : Ce qui est frappant c’est la……………. et de frustration de l’auteur……… dont les deux principaux protagonistes cherchent à s’échapper par le biais d’une vérité.




26 avril 2002 :

 

2ème soirée : Mme Edwarda + autres nouvelles Georges Bataille




Participants :

 

Manu

Sophie

Olivier

Fabrice

Margot

Stéphanie




 Enfin du cul dans les soirées littéraires !

 

Qui ne dit rien consent


Menu :

La pine coupée à la crème fraîche (concombre + crème fraîche)

Pinade : histoire de l’œuf (piperade)

Le mort (y en a que 5)

Fromages de la région : il tient bien en bouche.

 

Stéf : Bataille, c’est beau. Hallucinant (c’est génial !)

 

Margot : Etrange, violent, poétique, mais bien intéressant … Je ne sais pas…

 

Les œufs, les œufs, les œufs …. !

Super bon ces petites tartes aux œufs !

 

Le psychiatre Fabrice Miller entre en action : « Sophie, mais pourquoi as-tu choisi ce livre ? »

Sophie : « mais, mais…. Voilà »

 

[merde, j’ai pas suivi] Manu

 

Fabrice : « Mais tu es trop à cran… »

 

J’ai une attente qui n’a pas été satisfaite.

 

Olivié : « j’ai trouvé ce livre intéressant, mais y a quelque chose que je n’ai pas suivi… »

 

Ca, on dirait des étudiants de 18 ans…

 

Fabrice : « J’ai tourné une page du grand livre de la vie »

 

Tour de table du psy :

 

Margot : « Bouquin pas encore digéré. Le sujet n’a été qu’effleuré. A quand même été réveillé en pleine nuit, mais ce soir ça va mieux par à la compréhension de la sexualité, l’orgasme. Il faut que je le relise pour me le réapproprier. Ca m’a choqué qu’un mec puisse parler d’un sujet si intime. Il est rentré dans mon intimité. Il m’a fait ressortir mon côté pervers. Et c’est ça qui m’a choquée. »

 

Olivier : « L’entreprise pour rentrer dans l’intimité c’est de prendre des sujets tabous. E—p—re avec l’intimité (Margot) »

 

Sophie : « Je me vois mal en analyse à 2h du mat avec 4g d’alcool dans le sang sur la stylistique de George Bataille. C’est de la poésie. Point barre. »

 

Stéf : « Pour l’instant, je digère le fond, la forme je m’y intéresserai après. Pour l’instant, G. Bataille m’apparaît comme un des plus grands écrivains. Il traduit ce que l’on ressent en mélangeant la métaphore sublime avec le langage cru. Dans la jouissance on attend une indécence, mais l’indécence est sublime. C’est un peu pareil.

« Je m’allongeais alors… et le cri du coq »

 

Olivier : « Je suis incapable d’en parler. Je pense… »

 

Manu : « Il parle de quelque chose dont peu de gens parlent. Il va dans l’exagération mais ça reste touchant. »

 

Sophie : « Ca me fatigue ce truc. C’est un texte qui vit par l---- et pas par une analyse de texte. Je le prends dans la gueule----------- et puis c’est tout. »

 

Fabrice : « Le sexe, la vie, l’amour, Dieu. L’indicible. L’innommable. Le débordement du sens dans une approche captive. Reproduire l’émoi sexuel, la perte de soi. S’oublier, cela a bon mot de Stéphanie. A travers ----- jeu des situations ---- et troublantes pour le lecteur »

 

Stéphanie : « Dieu est une prostituée car Dieu s’offre à tous ------ participe ------ son culte. C’est l’ultime objet du désir. »

 

Fabrice (relisant Sophie) : « C’est ce qu’on dit en sortant d’un film d’Arnold Schwarzenegger »

 

Tension palpable.





Vendredi 22 novembre 2002

 

100 ans de solitude




CAIPIRINHA pour commencer (outre cagardère et Adlel, Mattoti et Marc-Antoine…)

 

C’est l’histoire d’un mec….

Moi je dirais, c’est plutôt l’histoire d’une femme URSULA.

 

(Il dit que je suis précognitive)

 

Pourquoi 100 ans de solitude ?

ð Il faut des prophéties dans des livres aux goûts amers, côté absurde de la vie, réalité d’Amérique du sud car ils ont été dits fils de…

A la fin, il ne reste plus rien puis en fait, il reste quelque chose.

Y a que les mecs qui se bannent.

 

Repas organisé par Manu :

LE MENU :

Pistaches et noix d’Amazonie en apéritif avec en boisson du Czipirinha.

Ensuite, on passe à table et l’on mange des crevettes avec du beurre et du pain aux céréales grillé au four.

Guacamole, galettes de maïs, poulet, tomates, poivrons, piments, oignons, cona amita.

 

Tour de table :

 

Stéf : « contente (politiquement correcte)

Livre fertile, riche en émotions, qui demande un travail d’écriture, mais vrai roman d’écrivain qui correspond à une certaine forme classique d’écriture que j’aime beaucoup ð aspect populaire.

Livre accessible et apprécié par différentes catégories sociales.

Travail de création littéraire ð écrivain qui s’amuse à manipuler (DIEU) qui remonte à l’origine du VERBE.

C’est un livre poétique (poète=créateur=artisan) création que l’on


retrouve dans la Bible, grecs à DIRE à c’est parce qu’il parle qu’il crée.

 

Nico : Débattage, pensée à Dostoievski, du mal à entrer dans le livre, puis je l’ai lu, mais besoin de temps

à intérêt du quotidien dans le village et de toutes ces personnes qui se débattent dans leur histoire dont le destin semble écrit (espèce de prédiction).

Les personnages sont seuls avec eux-mêmes.

L’aspect littéraire ne m’a pas touché mais plus le témoignage et la vie en Amérique du Sud.

 

Oliviier : idem.

Emportement naiïf sur le côté vécu, la « petite » vie des gens…

Laissé emporté par la magie du VERBE de Marquèz.

 

Sophie : (Pffff !!)

On est seul, on meurt seul, le reste n’est que fioritures…

Je ne crois pas en la fatalité, sauf le passage sur la guerre.

Etonnante surprise sur la supériorité des femmes.

Pour être heureux, faut pas d’cerveau.

(Alors, j’suis tout à fait d’accord (Stéf))

 

Fabrice : Je suis d’accord avec Sophie, le côté « fatalité » est gênant.

à Fait ressortir le côté absurde de la vie qui me plaît bien.

Tu te démènes mais ça n’aboutit à rien.

[Je vais me convertir (radical sceptique que je suis) au satanisme]

 

intérêt à écrivain d’Amérique du Sud à séries novelas (sagas familiales)

dérangement à recours à la magie, pluie durant 4 ans, éléments surréalistes ð perturbation.


La galerie de personnages qui sont enfermés dans des fictions à cent de solitude. (absurdité des desseins à hypothèse de vie, aspirations différentes, sceau de la solitude propre à tous les humains sur Terre qui est complètement risible à la force de s’investir dans ces desseins portée par une forme illusoire (absurde) ð force dans l’autofiction.

 

Manu : Pourquoi ?

C’est un bouquin qui m’a marqué

Niveau basique à je suis parti ailleurs (naïf) bu les paroles de l’auteur, plaisir. Déçu par la fin, la fin désenchante. C’est peut-être une interprétation de la vie qui se révèle vers la fin.

 

Intérêt à évidemment de se faire rnvoyer l’image de notre propre existence.

Histoire universelle.



 

Le vendredi 31 janvier 2003

 

Saucisson

Olives

Pâté de campagne

Frittata aux légumes accompagné de son gratin de pommes de terre ainsi que des petits pois

Fromage

Bananes sous le chocolat chaud et la chantilly

Vin rouge

 

LA GRANDE BEUVERIE – René Daumal par Olivier

 



Fabrice : 2 types d’utilisation de l’état second post-drogue ou beuverie.

soit accéder à des délires purement stériles qui occupent ton esprit (rêverie masturbatrice)

soit s’ouvrir des portes « The Doors »qui ouvrent un nouvel aspect des choses mais qui ne peut être traduit par des mots (rêverie féconde)

 

Mathieu : accéder à un état de conscience, hors du langage.

 

Fabrice : les rêveries stériles ou fécondes sont des métaphores de situations réelles.

 

Stéf : Je l’ai lu rapidement ; j’ai pris du plaisir en le lisant, mais je n’ai rien retenu.

L’écriture ressemble au style absurde du début du XXème siècle. Mais il arrive trop tard. Ca a été fait au début du siècle, beaucoup d’années auparavant.

 

Vive René Daumal pour son humilité d’écriture : il écrit des choses très compliquées d’une manière qui fait plaisir à lire.

 

Fabrice : l’adolescence peut se vivre à travers des concepts. On peut vivre l’innocence à travers des concepts, des idées qui sont une formidable aire de jeu.

 

Nico : C’est une critique raisonnée d’un vécu propre et d’une réflexion après une éducation très stricte et riche. Etant jeune, il a eu un cheminement personnel mystique,

Tournant

A fait partie du Grand Jeu, mouvement parallèle au surréalisme.

 

Grand jeu = à fond de pataphysique, A. Jarry (mouvement expérimental)

 

se prenait un peu trop au sérieux.

 

Mathieu : « morale à l’envers ? »

(morale) mot babylonien (dixit Fabrice interprétant R. Daumal)

[…]

n’est pas que des tubes digestifs : tout le monde est d’accord avec ça.

Jugement assez naïf de l’état du monde.

 

Stéf : «  Finalement, R. Daumal a écrit un récit réaliste. Au fur et à mesure, les langues se délient grâce au vin ! » Grande Beuverie.

 

Le 8 novembre 2003 :

 

« Mon grand-père » de Valérie Mrejen

 

menu : - soupe aux pommes de terre (« beuh, c’est le plat des grands-parents ! » Fabrice)

choucroute : plat préféré du grand-père de Fabrice (choucroute polonaise)

 

 

 



 

Elle a une démarche géniale. Mépris pour les gens qu’elle décrit.

Gêne : style télégraphique – faits.

 

Fabrice : « […] justement là on pointe ce qui fait la richesse de ce bouquin […] »

Olivier : « mais justement, est-ce qu’on peut parler de richesse ? »

Stéf : « je suis d’accord avec son travail seulement si après elle écrit une vraie autobiographie […] là on en reste à une prise de notes »

 


 

C’est trop à la mode.

 

Fabrice : « ça c’est le problème éternel de l’élite, c’est qu’elle n’a pas forcément choisi d’être une élite »

 

Style télégraphique : objectivation du propos ?

Souvenirs flashes : subjectif sur l’ensemble de ce qui est écrit.

 

Manu : ça nous mène loin ce livre finalement.




 

Olivié : « ton livre est beaucoup plus intéressant que celui de V. Mrejen.

 

Fabrice : Oui mais tout le monde n’est pas d’accord avec ça.


Nico : « moi, je suis d’accord avec ça »

Fabrice : « Normal [puisque que c’est ce que tu défends] »

Nico : « Excusez-moi de vous dire, mais vous êtes en plein en train de dire de ce que je suis en train de dire »

Olivié : « Ce qui est beaucoup plus intéressant, c’est que le début est exactement celui que nous avons eu pour le livre de Bataille »

 

Fabrice : « La démarche est en deux temps et ensuite, je vais donner des exemples pour illustrer mon propos. Tout ceci pendant environ 10 minutes…. Après, vous pourrez vous en donner à cœur joie »

 

10 minutes :

- Dynamique du langage : servir à découper l’espace, on le reconnaît dans le travail de V. Mrejen.

- Très dur d’écrire sur des banalités… Il y a quelque chose derrière ces banalités.

- jeu d’écriture, jeu de montage à accumuler des choses ð  ellipses ; MacCloud

 Fabrice : « Je suis sûr que Valérie M. ment »

 

Langage performatif

Il faut marier notre fille

Mariage….

 

ð Boileau : alexandrin

 

sémiologie du langage

psychiatrie

social

géopolitique

 

Le langage n’a pas une fa—ctè—descriptive mais affective.

 

 

Fabrice : « Mais pas du tout, ça ne marche pas comme ça ! »

Ce n’est pas un double problème proustien (démenti de Fabrice)

« Le frère faut un flan Alsa qui s’effondre ð souffrance.

 


 

Stéf et Sophie : mais non il n’y a pas de souffrance là dedans.

 



à Fabrice… et en plus c’était aux éditions Allia….mais finalement, j’ai pas aimé quand même.

ð pas de qualités formelles.





livre de NIKO : Le messie récalcitrant (Bach)

 

Ouverture des débats à 20h40

Stéphanie : « J’aime bien le titre »

Fabrice : « Il y a un goût pour l’évasion »






Stéf : « Moi là, je suis toi, je te donne des explications parce que tu es dans ton avion.

J’ai pensé, dans les premiers chapitres, que c’était très semblable à l’Alchimiste de Paulo Coelho… »

 

Fabrice : « Ce qui prédomine dans le bouquin, c’est que ce sont des aviateurs […] »

Stéf : « Non, c’est vachement intéressant »

Manu : « Note » […]

Fabrice : « c’est un aspect très fort de croire qu’il y a une correspondance de tout dans tout […] Tu veux écrire un livre du Messie tu écris ça […] »

 

Stéf (cite) Peut-être que tout est faux

[le manuel : (tout dans ce livre est peut-être faux)]

« c’est inutile, ça ne me plaît pas, on le sait »

 

Chap.14 Chaque personne, tous les événements de ta vie sont là parce que tu les as attirés à toi.

Ce que tu choisis de faire avec eux n’appartient qu’à toi.

 

Fabrice (qui parle trop vite et nous fait part de ses notes)

Des brides en voici :

« Nous, êtres vrais, vivants […] et là tu te trouves des raisons qui peuvent être valides […] »

 

Stéf : « Là, c’est une imagination positive »

 

Fabrice : « [CHAP. 19] … expérience vécue…. Livre, objet réel que tu as entre les mains… Procédé narratif qui donne un aspect… ça boucle la boucle… on va de la réalité à l’imaginaire… dimension réelle du livre que tu as entre les mains… Ces deux dimensions, l’imaginaire et la réalité…. »

 

Stéf : « J’pense que je vais l’exploiter ce passage »

 

Euh, en fait, as usual, les deux premiers de la classe s’échangent des idées qui m’échappent (pensée de Sophie)

 

Stéf : « Choix de faire ce que tu veux »

Manu : « Le sujet c’est bien la vérité »

Fabrice : « Je finis […] (mais de manière moins autoritaire) C’est un ouvrage sur la fiction […] sur le mensonge […] le passage du vampire illustre cela […] »

Manu : « Si tu parles du mensonge, c’est que tu sous-entends qu’il y a possibilité d’accéder à une vérité […] Mais si le réel n’existe pas, il n’y a pas de mensonge. On est donc obligé de poser un principe. »

 

Il est 22h…. Je suis une mauvaise dactylo (Sophie)

 

Fabrice : « Tu n’es pas responsable de la réception des messages que tu envoies aux autres […] C’est l’apparence dont tu es prisonnier […] Non, ce n’est pas si con […] mais ce n’est pas la forme attendue […] Là, il te prend un peu à défaut »

Stéf : « Mais finalement, il y a quoi comme histoire, ce n’est qu’un dialogue »

Manu : « Et les clés de 14. Il aime vachement la mécanique »

Stéf : « Moi j’aime bien »

Fabrice : « On se contamine les uns les autres de nos mensonges »

Nico : « Le danger de chaque religion, c’est de t’enfermer dans le dogme […] A l’intérieur du temple, il ne voit pas du tout le monde extérieur. »

Manu : « C’est pour leur apprendre que tout ce qu’ils ont appris c’est à mettre à la poubelle […] une portion de rien du tout […] le bon enseignement… »

Stéf : « Socrate et Platon ça revient tout le temps »

 

 

 

Fabrice : « De toute façon, Socrate, on le connaît surtout pour Platon »

 

Stéf : « A Jean Moulin, ils sont à fond de Socrate »

 

REPAS – REPRISE

 

Olivier : « Shimoda était plus réel que Richard […] En lisant le bouquin, il n’y avait pas de doute que Richard pouvait nager dans la Terre. Une fois le livre fermé, c’est autre chose, on revient dans la réalité »

 

Fabrice : « Le livre a un pouvoir de captivité, il rend captif, c’est justement le pouvoir de l’imaginaire »

 

Olivier : « c’est d’autant plus jouissif que le livre a une partie très ----de, alors que le livre est très accessible. Peu de moyens pour beaucoup d’effets […] C’est une autre approche d’autre livre beaucoup plus compliqué mais de façon plus facile »

 

Sophie : « Ouais, Didier Super, Fight Club, je ne savais plus à quel degré le prendre. Est-ce que ce type croit réellement ce qu’il écrit ? […] Pris au premier degré, c’est le gourou Richard Bach, mais après réflexion, c’est plus compliqué […] A force d’imaginer que l’on est dans un monde illusoire, ----- dans la réalité »

 

Olivier : « Mais je pense que Richard Bach ne fumait pas des joints »

 

Nicolas : « J’ai choisi ce bouquin parce que je trouvais qu’il y avait des réflexions intéressantes sur la vie » « Restons vivants »

 

Conclusion :

 

Manu : Quelqu’un qui prétendrait dire la vérité serait un faux messie

 

Niko : « MULTICHAMBENKO »

 

Stéf :  Intéressant parce qu’heureusement il n’avance pas ce qu’il prétendrait être.

 

Sophie : La vérité est ailleurs !

 

Fabrice : Je pense que c’est un bouquin qui parle avant tout de la fiction que de la religiosité entre autre (et frustré)

 

 

 

 

 

 

 

 

Olivier : « Oui »

 

 

 

 

Le 30 avril 2005

 

Les liaisons dangereuses – Choderlos de LACLOS

 




Menu

 

Préliminaire de tartines grillées nappées de sa terrine de fromage blanc aux piments et aux aubergines sur lit de mâche.

 

Moment à ne pas louper : p’tites cailles engoncées dans leur corset de lard accompagnées de pommes de terre arrosées de leur jus, le tout et voilà, accompagné de châtaignes, cèpes et d’oignons.

 

Climax : la petite charlotte farcie de fraises et bourrée au rhum, mouillée de chocolat et de chantilly et finalement pénétrée par son mikado.

 

 

22h22

Zut, pour une fois que j’ai dit des trucs super intéressants (que même Fabrice a écouté avec une attention non feinte), ben personne n’a noté L.

Je suis over dégoûtée. Sophie.

 

22h37

Ah là là, on n’a pas noté les réflexions concernant le bouquin et là le sujet dévie grave… Nico va jouer de la guitare… Fabrice se demande bien ce que je peux écrire vu qu’on ne parle plus du bouquin… Il sent un courant d’air. Nico est allé chercher un médiator dans la rue… Stéphanie finit la cuisson.

 

« c’est des sales bêtes les chats » dixit Fabriciodesk

« comme madame de Merteuil » dixit Stephinza

 

totalement obscène le dessert ! – Fab

En tout cas, ça ressemble au poème de Michaux

 

C’est un putain de repas érotique.

Olivié : « chuis po d’accord »

 

Fabrice a fini son cycle et Stéphanie (qui l’a fini aussi) continue…

 

23h48

On mange des biscuits

Olivié : « Ben ça j’en ai déjà mangé un »

Fab : « il en reste un autre »

Stéphanie : « C’est un dilemme ces gâteaux. J’ai trop mangé, c’est horrible »

Fab et Stéf à O : « Pourquoi c’est pas érotique ? Argumente »

Et hop, le sujet repart sur les biscuits…

O : « Parce qu’il ne m’a pas fait bander […] pas d’effet sexuel »

 

Grand débat : le cerveau et la queue vont-ils de paire ?

Et non, ça repart sur les biscuits (nan, c’est pas vrai, je riwole)

Je veux dire ça repart pas sur les biscuits mais je n’arrive plus à suivre.

Et ça repicole. Qui veut du vin ?

O : « Tu peux mélanger »

 

NOW I WANNA BE YOUR DOG

 

Olive: ça amène la bite quand même

 

Fab : on dirait une sorte d’Alien

 

Un petit tour de table….

 

Non, en fait, c’est encore un peu tôt.

 

Fab à Sophie : « C’est quoi ce bouquin pour toi ? »

Soph : « C’est un bouquin sur l’orgueil masculin et la fierté féminine.

+ important dissocier le cul des sentiments. L’infidélité concerne les sentiments et pas le cul.

Mais il ne faut pas renier son corps non plus » « c’est un roman contemporain »

 

Nico : « ça a à avoir avec les conventions sociales et les personnages qui ne se croient pas prisonniers d’elles finissent par succomber quand même. Ils ne sont pas maîtres du jeu »

A sophie : « Qu’est-ce que tu veux dire par contemporain ? »

Soph : « Il pose bien le problème de la moralité et des conventions sociales »

Nic : « La question de la sincérité est primordiale »

Soph : « l’amour c’est complètement aléatoire »

« Ce bouquin est une ode à la manipulation »

 

 

 

 

 

 

Nic : « il s’agit plus de désir que d’investissement.. »

Stéph : « Ce que je pense du livre, c’est Chikiboum de Niagara »

Steph et Sophie : « Hé bai moi, je m’identifie surtout à Merteuil »

Fab : « Parce que les autres personnages sont particulièrement débiles, on finit par être du côté de Merteuil et Valmont »

Steph : « Ma conclusion sur le livre : c’est un livre sur la comédie avec une fin tragique, grâce aux annotations de Laclos qui s’insinue sans arrêt dans le roman, de manière omniscience, il fait ce qu’il veut des personnages et il le rend visible. Tout est logique, il ne te laisse pas le choix, ni le choix à ses personnages »

« C’est très savoureux. Chef d’œuvre d’écriture. On s’attache aux personnages et Choderlos se dédouane. On se prend au jeu. » « Quant au rapport amoureux,  c’est pas forcément contemporain »

 

1h15 Fête du travail

 

Stef : Blablablablablabla

Sophie : C’est fou tout ce que tu racontes quand même

INXS : Sophie : il s’est pendu ce mec là ?

Stéph : Ouais

Fabrice : En fait, c’est un des albums que j’ai le plus écouté.

 

La provoc d’Olivier Soulas :

Il paraît que LePen a financé à 50% Amélie Poulain.

 

 

1h37 Cyndi Lauper, Blondie et tout plein de tubes des 80’s

 

 

Nico est trop triste : y a pas CARGO de NUIT

« Et si tu prends mon cœur, ça ne me fait pas peur,

   Et si tu prends mon corps, tu n’as pas vraiment tort »

TCHIKI BOUM c’est LES LIAISONS DANGEREUSES

 

MANU TU LOUPES QUELQUE CHOSE

 

 

 

Fabrice vient de comprendre quelque chose qui restera à tout jamais : « on est vraiment tous petits »

 

Fabrice : « Pour en revenir aux liaisons dangereuses, il y a deux scènes de pleurs : celle de Valmont lorsqu’il donne des sous aux pauvres et lorsqu’il pleure lorsqu’il donne les mains à Tourvel. Soit disant le langage du corps ne trompe pas. Mais le corps c’est purement réactif. C’est un peu compliqué.

 

Il reste Fab, Nico, Stéph. La discussion porte sur Antigone d’Anouilh. Question de principes.

Comparaison Créon/Chirac par Fabrice.

Ouh là là, je ne sais plus quoi écrire, c’est trop complexe.

 

Nico : Par rapport à ce qu’on disait sur la gauche et la droite 

Fab : Comparaison avec les américains. Ceux qui gouvernent, ils ont tout compris. Parce que les opposants ne sont pas si intelligents que ça. Comment ça ce fait qu’ils ont le pouvoir ?

 

6h22

 

Nico danse sur Madrugada

Fabrice casse la cafétière.

« Merteuil elle est très très méchante. Valmont il a cassé son jouet comme Fabrice a cassé la cafetière »

 

Stéphanie a fait une bourde.

 

Moi, maintenant, là, aujourd’hui, là, je vais dormir ! J’imagine, je crois (BD oblige + Madonna) (Nico)

 

 

le 19 novembre 2005 – chez Nico

 

désirs et réalités – Nancy Huston

le livre de Sophie.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20 h menu :

- flan aux carottes (recette de William) (pas de lien avec le livre) (en fait, le 1er qui avait lu le livre c’était William et il apparut alors à Sophie de faire le flan aux carottes).

- Blanquette de veau (plat français)

- Cheesecake (canadien) et sa confiture de myrtille (maison).

 

 

 

 

 

William à Sophie : « ourquoi tu as choisi ce livre, plutôt qu’un roman de Nancy Huston ? »

Sophie : « Parce que je pensais qu’il y avait des trucs à piocher, des passages à commenter… »

 

 

Débat : rapport hommes/femmes

 

Les problématiques sur le féminisme ont évolué d’après Fabrice.

 

Pourquoi as-tu choisi ce livre, Sophie ?

 

« Parce que ça part dans tous les sens, on peut dire plein de trucs »

 

Conclusion : Sophie joue la sécurité.

Echaudée ( ! ) par l’épisode de Georges Bataille, elle a préféré choisir un bouquin qui ne sera pas trop critiqué.

 

 

 

Nico : La mise en abîme métaphysique c’est Corto qui dit : « le sexe fort c’était pas nous mais vous les femmes »

 

Mathieu appelle, il a une grande problématique : est-ce qu’il faut assister à l’accouchement de son enfant ?  

 

 

 

TOUR DE TABLE :

 

Nico : « Désirs et réalités », qu’est-ce que le titre signifie pour chacun ?

 

Olivier : Shopenhauer : le nid et la réalité, la volonté et la représentation.

 

Manu : Moi, je n’ai pas lu le livre mais je me suis renseigné. Tu as précisé que Nico est venu chercher le livre tout à l’heure ? – Et moi, j’ai lu le début et Nico la fin.

 

 

 

Je me suis retrouvée dans cette angoisse de revenir sur son lieu de naissance. C’est très réaliste, on peut tous s’y reconnaître pour ceux qui ont bougé, mélange d’attirance et d’angoisse.

 

Nico :C’est pas la même chose quand tu sais que tu reviens pour de bon et pas en touriste.

 

William : « Il vaut mieux prendre ses désirs pour des réalités que ses slips pour une tasse à café. » Pierre Dac

Y avait mieux à lire : Instruments des ténèbres.

 

 

Sophie : L’homme vit dans un monde qu’il croit ------ mais qui n’est pas la réalité de ce qu’il vit. En tout cas, par pour ceux qui croi(v)ent en quelque chose qui est au-dessus de nous : artistes et religieux et scientifiques.

Qui essaient de vivre avec le monde qui nous entoure.

 

Manu : Je pense que ce livre est beaucoup moins profond que cela.

 

Nico : On désire parce qu’on manque.

 

Stéphanie : Tout tourne pour moi autour de la maternité. Le titre s’oublie, se noie dans ce que j’ai lu après. Problème de savoir que tout ce qu’on fait est conduit par un précédent (une mère, ect …)

A un moment donné, le bouquin exclut l’homme. Ap : comment se poser en créatrice quand on est mère ?

Importance du texte sur l’accouchement de Marie, vue comme une femme. Jésus est né d’une femme, pas d’une mère.

 

Fabrice : « dixit Nancy Huston ». Moment important pour Manu !

Elle a un public de femmes féministes qu’elle veut prévenir de certains dangers. Tout ce qu’elle dit est évident. Ouais, j’suis d’accord…

 

Stéphanie : Qui d’autre le fait ça ?

 

William : En tant que mecs, pour nous, ce sont des évidences mais …

 

Fabrice : « Il faut sortir de cette dichotomie homme/femme (dixit approximativement N. Huston »

 

Stéf à Fabrice : « Et donc tu ne te sens pas du tout concerné par ce qu’elle écrit ? »

 

 

Fabrice : « Non pas du tout »

 

Stéf : « Mais là tu fonctionnes sur de l’écrit. Ce n’est pzs du tout sur le [pont] de la réalité Fabrice

Là tu fonctionnes sur ton fantasme…

Faut arrêter les grands, de s’appuyer sur des écrits….

 

F : … C’est parce que ton désir engendre des choses pour le corps….

 

Je ne lis pas de romans.

 

Prochain livre de Fabrice : Barbara Cartland.

 

Le prochain livre de Manu est : une pièce de théâtre de Pirandello, laquelle ?

Personnages en quête d’auteur ou A chacun sa vérité

 

Scène de semblant de s’engueuler

Fabrice revient à la charge avec son Valérie Mrejen en nous proposant un autre bouquin du même acabit.

 


Même en parlant de la photo du bouquin de Huston, Fabrice trouve quelque chose.

 

Oh ! Le livre vient de chuter.

 

 

Manu vient de révéler ses sources : Livre sur Nancy Huston. OUh !!

 

Sophie : Nancy Huston on dirait Gilles en femme maquillée.

 

J’ai essayé de changer l’image qu’aurait de moi Fabrice mais c’est râté (en choisissant un livre sur l’Essai)

 

 

Notes et morceaux choisis de Sophie :

 

« […] Effectivement, vous n’avez pas le choix : ce ne sont pas des [rapports choisis avec des êtres choisis, ce que Simone de Beauvoir prisait exclusivement] L’enfant est là, celui-là et pas un autre, et il faut que vous subveniez à ses besoins. C’est nécessaire. Mais le plaisir qu’il vous apporte est, lui, parfaitement gratuit. Il n’est pas le résultat d’un « bon choix » […] Il vous tombe dessus sans que vous le méritiez[…] »

è réalité de la vie

 

« Oui, nous sommes tous des handicapés, moi aussi je suis « malade », c’est-à-dire vivante, j’accepte la maternalité, la matérialité, la mortalité »

(bain de boue avant générale)

 

Nancy Huston accepte la répétition des tâches quotidiennes, le corps, la possibilité de la maladie, de la souffrance et elle ne voit pas pourquoi cela remettrait en cause son talent d’écrivain.

è Bonheur de s’imaginer non pas comme un individu promis à la pourriture mais comme élément d’un cycle.

Elle accepte de renoncer au fantasme de la maîtrise. Elle admet qu’elle ne contrôle pas tout – ni l’organisation de son temps que bouleverse la venue d’un enfant, ni son destin. Ce sentiment ne l’angoisse pas et la rend même euphorique.

 

« Plus mon corps s’engourdissait, plus je devenais joyeuse »

neurologue : « je vous garde »

« Il m’arrivait donc vraiment quelque chose ! Et quelque chose de grave ! Sans que je n’y puisse rien. »

Convalescence : « Je suis cette personne qui voudrait courir et ne le peut pas. » […] Nul doute que je ne « coïncide pas avec moi-même » - but de la vie selon S. de Beauvoir »

Elle s’inscrit en porte à faux avec l’ancien objet de son admiration.

« Beauvoir influencée par Sartre : « l’Homme » veut dire celui qui contrôle, maîtrise et prend en main son propre destin, toute tendance contraire étant une chute dans l’animalité »

Or, sa propre expérience lui a appris le contraire : « On peut perdre la maîtrise de son corps et devenir encore plus humain qu’avant – c’est ce que, après d’autres,j’ai découvert grâce à la maladie ».

Elle s’oppose non seulement au couple Sartre-Beauvoir mais aussi à une conception de l’art et de la culture. Cet idéal de maîtrise que se fixe l’artiste, volonté de nier ce qui est donné par la nature et de faire de l’esprit de l’artiste l’origine exclusive de son identité et de son univers.

 

« L’acte de l’esprit par excellence, le geste fondateur de toutes les philosophies cosmogonies et religions consiste à […] proclamer que l’intelligence engendre la matière et non le contraire. »

 

L’homme (occidental) semble considérer que le but le plus noble de l’existence est d’être autonome par rapport à son milieu vital et par rapport à la nature comme s’il n’en faisait pas partie.

 

Ex : - artistes

        - scientifiques à OGM : volonté non pas de s’intégrer le plus ingénieusement possible à son environnement mais lui en substituer un autre créé artificiellement et que l’homme croit parfaitement maîtrisé.

 

 

Huston refuse la sacralisation à outrance de l’art

Artistes trop sûrs d’eux, prêts à tout détruire au nom de leur œuvre, elle les compare à des fanatiques religieux, patriotiques ou militaires.

Elle perçoit chez eux la même haine de la vie.

Elle préfère les gens qui doutent et particulièrement les femmes constamment obligées de s’interroger sur leur légitimité en tant que créatrices.

(Virginia Wolf)

Quand les hommes cachent bien qu’ils doutent (« tremblent ») cela donne par exemple la relation vampirisante de Scott et Fitzgerald…..

 

 

 

 

La suite sur la page "repas littéraire suite"

 

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